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Cruciale pour le développement des Pyrénées catalanes, la relance de la filière bois fait l’objet d’un projet de coopération transfrontalière centré sur le Pin à crochets.

Près de la moitié des forêts de Pins à crochets françaises se trouvent dans le département des Pyrénées-Orientales. C’est dire si cet arbre adapté aux fortes amplitudes thermiques et capable de pousser jusqu’à 2700 mètres d’altitude est l’essence reine du Parc naturel régional !

Emblématique des Pyrénées catalanes, le Pin à crochets est pourtant peu ou pas exploité, ou alors pour être exporté vers des filières à faible valeur ajoutée comme les palettes ou les panneaux d’aggloméré. Comme l’attestent les bâtiments traditionnels, ce bois a pourtant un intérêt réel pour la construction. Bien implantés localement, les charpentiers, menuisiers, ébénistes et autres entrepreneurs de la deuxième transformation du bois sont autant d’utilisateurs potentiels.

Mais les fortes pentes et le climat montagnard compliquent la récolte, et même l’évaluation des ressources. Plus handicapant encore : les caractéristiques mécaniques du bois de Pins à crochets n’ont pas été testées selon les normes en vigueur.

Face à cet enjeu économique fort, le Parc naturel régional s’est impliqué dans un projet à trois ans intitulé UNCI’Plus et qui vise à évaluer la ressource mobilisable en bois d’œuvre tout en étudiant la possibilité de rattacher le Pin à crochets à la directive européenne sur les produits de construction. Porté par le groupement européen d'intérêt économique Forespir, qui regroupe les principaux opérateurs français et espagnols des filières forêt, bois et environnement des Pyrénées, UNCI’Plus bénéficie du soutien du Fonds européen de développement régional (Feder).

Ce projet s’inscrit de plus dans la volonté forte de la Région Languedoc-Roussillon d’accompagner les mutations de la filière bois et forêt.